Un seuil franchi ne suffit pas. Il faut aussi que le phénomène dure et couvre une surface : ces valeurs sont testées sur un champ lissé, pas sur un point isolé. C’est l’objet de la section suivante.
L’orage se prévoit sur un secteur. À un jour d’échéance, on sait qu’il y aura des orages bien avant de savoir sur quelle commune ils éclateront. Un niveau orage signale donc un secteur où ils sont attendus, et l’intensité qu’ils peuvent y prendre : il ne promet pas un orage sur chaque commune de la zone.
La grêle suit l’orage. Elle ne s’affiche que dans un secteur orageux, et sa taille est une estimation : on annonce une classe — petits grêlons, grosse grêle, très grosse grêle — jamais un diamètre précis. Sous un même orage, une commune peut recevoir de gros grêlons et sa voisine rien du tout.
Le vent demande une précision. La rafale utilisée ici est reconstruite à partir du vent moyen, sur une échelle plus haute que la rafale affichée sur nos fiches de prévision et sur nos cartes. Les deux portent le même nom et la même unité, mais ne se comparent pas : un avertissement vent à 85 km/h ne signifie pas qu’une rafale de 85 km/h est annoncée sur la fiche de votre commune.
Canicule, jour et nuit. Une nuit chaude est classée sur ses propres seuils, bien plus bas : c’est l’absence de fraîcheur nocturne qui épuise, l’organisme ne récupérant pas. Mais ces seuils ne déclenchent jamais rien à eux seuls — un niveau, de jour comme de nuit, n’est retenu que si la moyenne des maximales sur 3 jours l’atteint aussi. Un après-midi isolé, comme une seule nuit lourde, ne suffit pas.
Le littoral n’a pas de barème propre. Les seuils sont identiques sur toute la région, alors qu’une rafale ne se vit pas de la même façon sur la dune du Pilat et dans une vallée pyrénéenne. C’est une limite connue, pas un oubli d’affichage.